Barbara, la vrai vie + Barbara l'automne

Mots clés : barbara, dédicace, livre

Une soirée où se tissent les mots de Jean-François Kervéan, à l’occasion de la sortie de son livre Barbara, la vraie vie – 1930-1997-2017 aux Éditions Robert Laffont, et la recherche artistique de Milena Gsergo et Grégoire Letouvet lors de leur résidence de création « Le Hall de la chanson » au Musée Dauphinois. S’ensuivra une séance de dédicaces de J-F Kervéan.

Le livre de Jean-François Kervéan, Barbara, la vraie vie – 1930-1997-2017 aux Éditions Robert Laffont sort en librairie le 7 septembre 2017.
 
Vingt ans après sa mort, Barbara suscite une ferveur intacte. La biographie inédite que lui consacre Jean-François Kervéan est à l'image de cette artiste unique : incandescente et libre.

Qu'on en soit fou, comme beaucoup, ou simple amateur de ses chansons, des larmes et des étoiles illuminent encore son sillage. Femme piano, amoureuse solitaire, dingo, saltimbanque, gauchiste, mauvaise cuisinière, jardinière à Précy-sur-Marne, téléphage et tricoteuse, la Dame brune demeure une figure extraordinaire de la culture française. Jean-François Kervéan a voulu écrire Barbara et ses soleils plutôt qu'une respectueuse biographie. Retrouver la femme, raconter sa route, ses inspirations. Explorer les origines de ses cent soixante chansons. Tout le siècle y passe, de l'étoile jaune au tourbillon rive gauche, de la guerre d'Algérie au virus HIV... Avec elle, le lecteur erre le ventre vide dans Bruxelles en 1950, respire la rose de Göttingen et les parfums d'Afrique équatoriale, quitte les bras de Claude, Hubert ou Simon pour ceux des théâtres. Quand le destin se mêle à une existence, l'intime rejoint vite l'universel : Barbara-la-mystérieuse se révèle d'une cohérence absolue. Dans ce récit, le bonheur s'avère moins accessible que la gloire. Mais son talent, sa générosité démentielle, firent aussi de la vie une fête. Chacun y reconnaîtra, via un chagrin partagé ou un éclat de rire, le battement de son propre cœur.

Jean-François Kervéan s’est immergé dans de nombreux textes littéraires, livres oubliés sur Barbara : ceux de Claude Dejacques, son directeur artistique dans les années 60, les souvenirs de son grand amour Hubert Ballay, un grand nombre de Mémoires sur la rive gauche et le music-hall... Les auteurs qu'elle interprétait, l'œuvre du poète surréaliste belge Claude Nougé dans les années 50, par exemple, éclairent son évolution culturelle. Sur la Toile existe aussi une foule de sites, de blogs d'admirateurs. Des centaines d'anonymes s'y expriment, autant de témoignages rares, vifs, jamais exploités, d'un jeune voisin rue de Rémusat à une gardienne de prison ou une ouvreuse de théâtre en province... Ils sont riches de détails, d'émotions ou de cocasseries, qui restituent Barbara plutôt qu'ils ne la commentent. 
Sans revendiquer jamais aucun statut politique, Barbara fut toujours très imprégnée par le monde contemporain. Dans ses chansons résonnent les ruptures et les espérances des dernières décennies. On se plaît à retrouver ces époques. La nostalgie n'empêche pas l'engagement.
Enfin, l’auteur est retourné sur les lieux qui gardent les traces de son passage : des Batignolles à Göttingen, de Bruxelles à Précy. (www.laffont.fr)
 
 
 

Avec Jean-François Kervéan (entretien), Milena Csergo (chant), Grégoire Letouvet (piano)

 

Milena Csergo et Grégoire Letouvet créent Barbara, l’automne en résidence « Hall de la chanson » au Musée dauphinois (Isère).
 
Pour faire vivre et revivre la chanson, le Musée dauphinois et Le Hall de la chanson (Centre national du patrimoine de la chanson, des variétés et des musiques actuelles) ont initié une résidence. Dix artistes sont invités à créer de nouvelles interprétations de chansons du patrimoine francophone, au cours de cinq opus, de mai à décembre. 
 
Milena Csergo, comédienne, autrice, metteure-en-scène :
 
Née en 1988, Milena Csergo vient de sortir du Conservatoire National supérieur d’art dramatique de Paris où elle a étudié dans la classe de Sandy Ouvrier puis Didier Sandre, après avoir suivi une formation de comédienne à la Classe libre des Cours Florent, sous la direction de Jean-Pierre Garnier. Elle se forme aussi sous la direction d’Yves-Noël Genod et de Françoise Merle. 

Elle met en scène et écrit Où le temps s’arrête et sans chaussures, variation sur le mythe de Peter Pan. Après cette première réécriture, son deuxième texte, J’expire aux limbes d’amour inavoué, d’après Hamlet, obtient l’aide à la création du CNT (avril 2010). En tant qu’auteur, elle est accueillie en résidence d’écriture à La Chartreuse-CNES de Villeneuve lez Avignon en 2011 et 2012 ; elle y donne lecture de plusieurs de ses textes. En 2013, elle assiste à la mise en scène Violaine Schwartz pour Le Vent dans la bouche (Les Subsistances, Comédie de Reims...). En 2015, elle met en scène Et qu’on regarde l’heure il est toujours midi, nouvelle variation sur le mythe de Peter Pan. 
 
Au festival d’Avignon 2017, elle joue dans deux spectacles du « In » : Claire, Anton et eux (de François Cervantes) et Juliette, le commencement (de Grégoire Aubin et Marceau Deschamps-Ségura).

Elle est diplômée d’un master 2 d’Etudes théâtrales à la Sorbonne Nouvelle (Paris III), où elle a travaillé sous la direction de Joseph Danan sur la représentation de la mort et la scène comme lieu de résurrection.
 
Grégoire Letouvet, pianiste, compositeur, arrangeur :
 
Formé au CRR et au CNSM de Paris, dans les cursus de jazz et composition, il se tourne tôt vers le théâtre et le cinéma, il écrit de nombreuses musiques de scène et de film primées aux festivals d’Aubagne, Sapporo, Hors-Pistes (Beaubourg) ou Locarno. Pour le théâtre ses musiques de scène ont été jouées aux festivals Premiers Actes, Avignon, à La Filature (Mulhouse), au TG95 (Cergy), Océan Nord (Bruxelles), Théâtre National de Belgique, travaillant sur des auteurs comme Müller, Beckett, Koltes, Cormann, Büchner, Tchekhov ou encore Racine. Il a écrit la musique des deux spectacles du Birgit Ensemble programmé au Festival d’Avignon 2017 : Memories of Sarajevo et Dans les ruines d’Athènes.

Il monte en 2012 Les Rugissants, ensemble à géométrie variable à la croisée du jazz, du rock progressif et de la musique contemporaine. Avec leur premier disque L’Insecte et la Révolution en 2014, l’ensemble se produit aux Festival d’Avignon, Festival de la Défense, Jazz à Saint-Germain des Prés, au Ducs des Lombards, au Sunside, au Petit Journal Montparnasse ou encore au Grand Palais de Paris.

Artiste travaillant régulièrement depuis 2014 au Centre National du Patrimoine de la Chanson (Le Hall de la Chanson), il développe sa passion pour le répertoire de la chanson française du XVe siècle à nos jours, et travaille des formes sur le fil entre théâtre et musique en tant que pianiste, chef de chœur et arrangeur.
 
Auteur de plusieurs projets lyriques - dont le film-opéra Surgir ! (l’Occident) -, il travaille actuellement à l’adaptation pour l’opéra du texte Catégorie 3.1 du dramaturge suédois Lars Noren.
 

 

LE VENDREDI 15 SEPTEMBRE À 20H30
 

Informations & Réservations : 01 53 72 43 00 

Tarifs : normal 12€ / réduit* 10€ / -26ans 8€ / -18ans et solidaire : 6€

* Réduits pour étudiants, demandeurs d’emploi, personnes handicapées, groupe de + 10 personnes, possesseur du Pass Culture du 19ème, possesseur Pass Education, abonnés de la Cité de la Musique et de la Villette, personnels du ministère de la Culture et de la Sacem. Tarif solidaire : bénéficiaires du RSA, bénéficiaires du minimum vieillesse, moins de 18 ans.


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