

Créé au Théâtre des Bouffes-Parisiens par Alice Cocéa, "Bien chapeauté" fait partie, comme "C'est une gamine charmante", de l'opérette Phi-Phi qui lance le couple d'auteur compositeur Albert Willemetz et Henri Christiné.
Les débuts sont difficiles : la première tombe le 11 novembre 1918 et le public a d'autres préoccupations en ce jour d'Armistice. Mais cette oeuvre à la loufoquerie anachronique, dans la lignée de La Belle Hélène d'Offenbach, remporte rapidement un vif succès, inaugurant ainsi ce qu'on allait appeler les Années Folles.
L'affiche annonçait : costumes grecs, esprit gaulois, musique française, danse anglaise. C'est au travers de cette Antiquité modernisée qu'il faut entendre "Bien chapeautée", mais aussi dans la vision d'une féminité accessoirisée qui descend en droite ligne de "Frou-frou".
Ecoutez l'extrait :
Alice Bonheur - " Bien chapeautée " (1920)
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