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«Correspondances» ou le sentiment amoureux dans la chanson du XVIIIe sie?cle

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Claude Duneton revient sur un phénomène épistolaire au XVIIIe siècle ; un certain nombre de correspondants mêlaient à leurs lettres des chansons, qu’ils écrivaient sur des timbres (airs connus de tous). Claude Duneton analyse plus particulièrement la riche correspondance chantée entre le Chevalier de Boufflers et Madame de Sabran.

Serge Hureau : Claude Duneton, tu travailles habituellement en duo avec Catherine Merle, qui est malheureusement malade. Tu as donc confié un timbre à Olivier ; ce qui est vraiment pratique avec les timbres, c’est qu’on y a pendant des années collé des paroles différentes, avant la création de la Sacem, puisqu’il n’y avait pas de question de droits.

Claude Duneton : Bien avant. Un des premiers recueils s’appelle La Clef des chansonniers ; il est publié par Brunet en 1722 et il rassemblait les airs traditionnels, les airs à succès du XVIIe siècle.

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S.H. : Aujourd’hui, on a décidé de t’interroger car, à travers tes écrits, nous avons appris beaucoup de choses. Tu as travaillé sur la chanson du Moyen-Age à…

C.D. : Au début du café-concert, 1860 à peu près.

S.H. : Pour nous, c’est une chose très riche parce que, comme je le disais ce matin, un des grands défauts de notre domaine, c’est qu’on s’intéresse à la chanson à partir de 1850 ; mais c’est une certaine chanson, qui est celle du monde de la représentation et du monde du spectacle ; elle est certes très importante mais, comme tu nous le rappelais ce matin avec beaucoup de finesse, l’intimité, l’intime, les maisons ou les lieux publics – tels les églises, la foire ou les lieux politiques, par exemple – ont généré énormément de chansons alors qu’ils n’entrent pas dans les codes de la représentation et du théâtre, au sens écrit du terme. On sait que tu es en duo, souvent, avec une jeune femme, donc on voulait t’interroger sur les femmes. Ta réaction, ça a été de nous dire…

C.D. : « Sur les femmes et sur le XVIIIe siècle en particulier ». C’est un siècle bizarrement mal connu ; pas nécessairement méconnu, mais mal connu. Le XVIIIe siècle a été très calomnié, à cause de la Révolution, le XIXe siècle devant justifier l’assassinat du roi et de la reine (enfin l’exécution, plutôt, le terme est mieux, sûrement). Il fallait donc noircir le siècle précédent. La façon dont on écrit l’histoire est très intéressante ; parce que lorsqu’on va dans les textes, lorsque l’on s’imbibe d’une période, on s’aperçoit que ce qui a été dit de cette période n’est pas neutre. Pour des raisons politiques, l’histoire a été réécrite et écrite à l’intention des petits enfants de France, surtout à partir de 1880 et de la IIIe République, où on a commencé, par exemple, à parler de Robespierre comme un héros alors qu’il était jusque là considéré comme un sombre assassin. Robespierre était vu comme une sorte de Hitler… Et puis, tout d’un coup, il a fallu que ce soit un héros… Tout ça est réécrit… Quand on se promène dans le XVIIIe siècle, on s’aperçoit que ce n’est pas du tout un siècle sinistre qui a amené la Révolution ; toutes ces histoires de gens qui meurent de faim, c’est de l’invention. En 1715 le roi meurt (de manière assez atroce, d’ailleurs ; il y a des chansons magnifiques qui célèbrent la mort du « tyran », Louis XIV, qui a laissé la France dans un état de misère terrible). Il est amusant de remarquer que les deux dictateurs les plus sanguinaires, Louis XIV et Napoléon Bonaparte, ont été les dirigeants les plus vantés (pour des raisons de bravoure) ; alors que deux rois qui ont été plutôt pas mal, c’est-à-dire Henri IV et Louis XVI (qui a le premier aboli l’esclavage, en 1778, quand même), ont été plus ou moins assassinés… Alors, contrairement à ce que l’on pense, le XVIIIe siècle est un siècle joyeux, où l’économie se redresse ; c’est pour cela qu’il y a eu la Révolution. Au moment de la Révolution, le Royaume est florissant ; c’est pour cela que les bourgeois qui ont fait la Révolution contre l’aristocratie ont voulu leur part du gâteau. C’est un petit peu comme en mai 68 : ce n’est pas parce que les étudiants étaient malheureux et torturés, mais bien parce que c’était une époque florissante (“affluent society” disait-on alors) ; ils ont voulu tout de suite profiter des avantages : coucher avec les filles, avoir une liberté… C’est intéressant, je ne juge pas, mais cela ne vient pas d’une misère. La Révolution française ne vient pas d’une misère mais au contraire du fait qu’il y avait un gâteau à partager. Ce sont des choses qu’on ne dit pas souvent. A Paris grandissait le mur des fermiers généraux, qui triplait la surface de Paris ; les fermiers généraux ont triplé la surface de Paris en construisant un mur de trois mètres de haut. Ce n’est pas un mur défensif mais plutôt un mur d’octroi, qui suit à peu près le tracé des actuelles lignes de métro aérien. Ce mur a été commencé en 1787 et terminé en 1791, c’est-à-dire dans la «belle » partie de la Révolution, mais c’est bien une question d’économie florissante et non pas de grande misère. C’est là dessus qu’il faut voir que c’est un siècle qui chante énormément : tout le monde chante, tous azimuts. Il y a la chanson en public (toujours sur le Pont neuf pendant un moment, puis sur le boulevard du Temple) ; la chanson sert en quelque sorte de télévision, elle sert à donner les nouvelles. Elle sert en même temps de façon un peu plus vicieuse à calomnier les gens, la cour ; il y a tout une cabale des sœurs de Louis XV tendant à discréditer la Pompadour, puis surtout la Du Barry : on fait écrire par des chansonniers de métier des chansons infamantes, que l’on chante sur le Pont neuf, comme si c’était spontané ; c’est la cour qui démolissait la cour… On chante partout. Il n’y a pas trop de guerres, mais il y a quand même une petite armée. Que font les soldats? Ils chantent, tout le monde chante. Par exemple, l’armée chante : (chante) «Au jardin de mon père / Les lilas sont fleuris / Ram Ram »… Ce sont des chansons pour les gens qui marchent ; ces armées traversaient le Royaume (le Nord, au moins). La chanson a éclaté à la bataille de Denain en 1709 : « Auprès de ma blonde / Qu’il fait bon, fait bon / Ram Ram »… C’est pareil pour (chante) « Malbrouck s’en va-t-en guerre / Mironton mironton mirontaine / Malbrouck s’en va-t-en guerre / Ne sait quand reviendra / Ram ram »… C’est fait pour marcher… Et toute la France chante. On arrive jusqu’à ce que les gens s’écrivent en chanson ; là est l’originalité, cela ne s’est pratiquement plus fait ensuite. Il y a tous ces timbres, tous ces airs connus (« Allez vous en, gens de la noce », par exemple) que tout le monde connaît, il y a comme ça une centaine d’airs qu’on appelle des timbres, parce que chacun écrit sur ces airs connus. Un certain nombre de gens s’échangent des lettres en y mêlant des chansons. Je vais vous expliquer le système : (chante) « Il pleut, il pleut, bergère / Rentre tes blancs moutons» ; c’est devenu très vite une chanson très connue, c’est devenu un timbre… Donc le chevalier Machin ou le jeune homme écrit à la fille qu’il aime, qui sait lire et écrire également ; il lui écrit (j’improvise) : « Souvenez-vous, ma chère enfant, de cette longue promenade que nous fîmes dans la forêt, etc. ». Et il enchaîne : (chante, sur l’air d’ « Il pleut bergère ») « Je vous aimais, ma chère / J’étais heureux de vous / Lorsque sur la bruyère / Je tombais à genoux ». Et la fille reçoit ça… Imaginez, vous recevez une lettre et il y a la musique avec ; elle lit « Souvenez-vous, ma chère enfant _ Ah, il m’appelle ‘ma chère enfant’… _ », elle est très touchée, puis elle continue et elle chante. Et elle entend la voix de son chevalier qui dit « Je vous aimais, ma chère… ». La lettre est donc devenue chanson, pleine de sentiments. Si on saute trente ou quarante ans, cela ne se fait plus à ce moment, mais on pourrait avoir (chante, sur un autre air) « Comme je vous aimais, ma chère / J’étais presque fou de vous / Lorsque au bord de la clairière / Je tombais à vos genoux… » C’est « Fanfan la Tulipe », vous voyez… C’est à l’infini… Dans la lettre, il y avait “sur l’air de…” On pourrait le faire maintenant, par exemple : (chante, sur l’air de « Gare au gorille ») « Que je vous aimais, ma chère / J’étais quasiment fou de vous / Lorsqu’au bord de la rivière / Je tombais à vos genoux / Gare au gorille ». On pourrait le faire avec des airs très connus d’aujourd’hui.

S.H. : Mais c’est interdit, non?

C.D. : Non, pas dans les lettres, c’est du domaine du privé… Je vais vous parler d’une histoire très belle, mais peu connue, bizarrement. Il y a des bizarreries dans l’histoire de France : les universitaires, les gens qui sont voués à faire de la recherche, tournent souvent sur les mêmes choses, on manque un peu de curiosité. Les universitaires que je préfère (ce n’est pas 14-18 !), ce sont les médiévistes, qui sont des gens extraordinaires car ils étudient dans leur vie au moins un manuscrit qu’ils transcrivent ; ce sont des poètes… Il y a donc cette histoire du Chevalier de Boufflers et de Madame de Sabran. Le Chevalier de Boufflers est un personnage un peu connu dans l’histoire tout court et dans l’histoire de la chanson ; c’est un chansonnier. Il est né à Nancy. Sa mère, Madame de Boufflers, faisait partie de la cour du roi Stanislas à Nancy. Il habite Paris et voyage, etc. Il tombe amoureux d’une jeune comtesse, Madame de Sabran, comtesse de Sabran, qui était mariée avec un vieux Monsieur de Sabran, qui lui a fait deux enfants, Delphine et Elzear. Ce Monsieur de Sabran a eu la bonne idée de mourir et elle se trouve donc une jeune veuve, jolie, sensible, intelligente, absolument adorable. Ils n’ont pas tout de suite une liaison, c’est un amour très platonique entre 1777 et 1781. Ils s’écrivent des lettres. Le Chevalier de Boufflers écrit des choses et y mêle des chansons et elle y répond avec également des chansons. C’est un exemple extrêmement intéressant de ce phénomène et en même temps c’est l’exemple d’un amour fantastique, une très belle histoire d’amour… Si cette chose était arrivée aux Etats-Unis, il y aurait au moins quatre grands films sur l’histoire du Chevalier de Boufflers et de Madame de Sabran ; ici, il n’y a rien… Le Chevalier de Boufflers a une pension de une ou deux abbayes en Lorraine ; il n’est pas homme d’église, il n’est pas prêtre, mais cette pension de l’abbaye l’oblige à ne pas se marier, car s’il se marie, il perd sa pension. Alors elle lui dit « moi, j’ai de quoi nous faire vivre, il n’y a aucun problème. » Il dit, par orgueil, « non, je ne veux pas vivre à vos dépends ; voilà ce que je vais faire : je vais trouver de l’argent, je vais me trouver un métier, je vais trouver quelque chose, et quand j’aurai de l’argent, je vous épouserai. » C’est très beau… Pour trouver de l’argent, il se fait nommer gouverneur du Sénégal. Alors, en 1782-83, je ne sais pas si vous voyez ce que c’est que gouverneur du Sénégal, moi je ne vois pas très bien. Mais j’imagine… Déjà, on risque de faire naufrage dans les bateaux à voile pour aller jusqu’au Sénégal. Et puis, quand même, c’est une espèce de sacrifice de soi, il abandonne tout pour aller gagner de l’argent, pour pouvoir épouser sa dulcinée… qu’il n’épouse pas tout de suite, quand même. Je résume l’histoire. Après, ils sont amants, à partir de 1781, je crois. Mais il continue à voyager, il est au Sénégal, ils s’écrivent des lettres. Et puis ils émigrent en 1791 ; ils n’ont rien fait pour émigrer, mais c’est une époque où la guillotine ne fait pas le tri, donc ils préfèrent mettre de la distance entre la guillotine et eux. Ils se retrouvent quelque part en Suisse. Bref ils se marieront, je crois, en 1797. Ils reviendront en France en 1800. Boufflers a vécu jusqu’en 1815 et elle, elle a vécu jusqu’en 1827. C’est une très belle histoire d’amour. Avec Dewaere et Sabine Azéma, ça aurait fait un très beau film…qui n’a pas été fait… Alors il était prévu que Catherine Merle vous chantât un certain nombre de chansons et lise des extraits de lettres. Elle est tellement malade qu’elle n’a pas pu venir…

S.H. : Alors que faire?

C.D. : J’ai donné la brochure à Olivier Hussenet…

S.H. : C’est l’avantage d’avoir une troupe sous la main… Il y a une Comédie-Française en France, mais il n’y a pas de Comédie pour la Chanson… alors on en invente une pendant deux jours !

C.D. : Je vais lire les extraits de la lettre que j’ai prévus et tu insères les extraits de la chanson au moment où cela s’insère.

S.H. : Vous êtes d’accord pour le jeu?

C.D. : Il faut quand même donner une idée de la façon dont cela fonctionne… Il y avait une alternance entre les lettres de Boufflers et de Madame de Sabran… (Je dirai entre parenthèses qu’il y a eu au XIXe siècle une édition partielle de cette correspondance. Mais c’est une Américaine qui a passé vingt ou trente ans de sa vie à reconstituer les lettres et à faire une publication. Je vous recommande cette correspondance, ça se trouve en librairie, en deux volumes…) Là, il s’agit de la Comtesse de Sabran au Chevalier de Boufflers. Elle est à Spa, elle y prend les eaux parce qu’elle est souffrante, le 13 juillet 1782 :

« Je suis triste, souffrante, ennuyée et découragée au-delà de toute expression, mon enfant. Je ne reçois point de tes nouvelles. Je ne sais que devenir. Je n’ai jamais fait une si triste compagne. Voilà six jours que je suis ici, et six jours que je passe dans mon lit avec la fièvre, la toux, le catarrhe, etc. Si j’avais au moins quelques unes de tes lettres pour me distraire… Mais je n’en ai que deux, que je lis et relis l’une après l’autre, jusqu’au point de m’en fatiguer… Tu n’imagines pas de quelle ressource tu m’es depuis que je suis malade ; je pense à toi depuis le matin jusqu’au soir. Je te vois, je te parle, je te fais des chansons. Tu m’empêches de mourir d’ennui… A propos de chanson, en voilà une que j’ai faite hier soir, tandis que tout le monde était à la redoute [lieu où l'on se retire ; pièce fortifiée ; lieu de fête] et que je ne savais à quoi m’occuper. »

Je pense à toi depuis le matin jusqu’au soir. Je te vois, je te parle, je te fais des chansons. – Lettre de la Comtesse de Sabran au Chevalier de Boufflers, 13 juillet 1782.

[Olivier Hussenet chante la chanson contenue dans la lettre]

S.H. : Donc, là, tu avais un tout petit extrait de la fameuse Clef du Caveau, qui reprend tous les airs que l’on va compiler ensemble et sur lesquels on va écrire des chansons ; et là il en manquait au moins deux lignes, non?

C.D. : La lettre s’achève en disant : « Adieu, mon enfant, viens ici bientôt si tu m’aimes… » Il avait été prévu que ce soit Catherine Merle qui lise et chante la lettre…

S.H. : Merci, Olivier, d’avoir fait ce travestissement vocal !

C.D. : Bravo, Olivier, parce que ce n’est pas un des timbres les plus faciles. C’est une mélodie un peu compliquée… Et donc Boufflers répond, il va écrire une autre chanson. Cette correspondance est peuplée de chansons… Vous vous rendez compte? Recevoir des lettres comme ça? Où on vous dit « Je vous aime » et d’une façon plus sensible, avec la musique…

[Intervention dans le public : Pourquoi dit-elle « mon enfant » ?]

C.D. : Parce que c’est le terme. « Mon enfant »… Ils se disent « Ma sœur », « mon frère», à ce moment là, ils ne couchent pas encore ensemble…

S.H. : Et pourquoi dans le blues dit-on « baby »?

C.D. : C’est très XVIIIe siècle ; « souvenez vous, mon enfant, combien nous nous aimâmes… ». C’est très XVIIIe.

S.H. : Oui, c’est donc une correspondance, comme celles que l’on donne actuellement avec nos SMS et bien d’autres choses… C’est du même ordre… C’est vrai que cette chanson – support, c’est essentiel. Et tout ce que l’on va se dire en dehors des mots, avec des plaisirs communs de musiques qu’on a entendues, généralement au théâtre de la Foire…

C.D. : Oui, ou du théâtre de la comédie musicale…

S.H. : Le vaudeville…

C.D. : Oui, le vaudeville. Parce qu’on chante beaucoup au théâtre. C’est l’époque de Favart, de Bastien et Bastienne, c’est l’époque de tout cela. Et Madame Favart, que je citais ce matin, est une formidable chanteuse-comédienne, qui révolutionne l’art de la comédie ; elle arrive sur scène en paysanne, par exemple, ça ne s’était jamais fait. Elle arrive en blouse pour chanter des airs de bergères, par exemple… On ne fait pas des musiques spéciales pour les chansons, voilà ce qu’il faut comprendre. Mais on fait des musiques pour les vaudevilles (les “comédies musicales” de l’époque) ; ça a commencé vers 1715, après la mort du roi sinistre. Ce sont des chansonniers – Crébillon, Panard, Piron… – qui inventent la comédie musicale, qui inventent le vaudeville. Au début, c’est interdit, c’est toute une histoire. Et puis, Alexis Piron, qui est de Bourgogne (de Dijon), et Jean-Philippe Rameau (Bourguignon lui aussi) boivent ensemble, et ils inventent des choses ensemble, et ils s’amusent ensemble, et ils chantent des choses ensemble… et ils inventent la comédie musicale. C’est magnifique… D’abord, Rameau a inventé pas mal d’airs pour ce qu’on appelle des ariettes, c’est-à-dire des pièces détachées dans la comédie musicale. Ensuite, beaucoup plus tard, il y a les compositeurs italiens, etc. Les airs qui marchent bien sont repérés et repris par la foule et par des gens qui font des chansons dessus. Voilà comment ont fonctionné la plupart de ce qu’on appelle les timbres.

S.H. : Evidemment, il faut un fonds commun qui fonctionne comme dans les manifestations…

C.D. : Voilà. Il y a quelques timbres plus anciens, comme celui du menuisier de Nevers, qui a écrit une chanson à boire qui s’est chantée des années 1640 pratiquement aux années 1940 : (chante) « Aussitôt que la lumière / Vient redorer nos tonneaux / Pris d’un fort désir de bouère / Je caresse nos tonneaux », etc. C’est devenu un timbre sur lequel ont été faits des milliers de chansons au total.

S.H. : Est-ce que l’on va porter un toast à ce chevalier et à cette belle?

C.D. : Oui, à Boufflers et à Sabran, ils sont adorables ; quand vous lisez ça, c’est très beau, c’est très émouvant, je les aime beaucoup.

S.H. : Claude, la prochaine fois, on t’invite sur un siège de metteur en scène et on commence la production du film… Merci beaucoup.

Reagir

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