Tranchant, Jean

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1904-1972) - Auteur, Compositeur, Interprète

Né à Paris, il étudie le droit et les beaux-arts et débute une carrière de dessinateur, décorateur et affichiste. Il côtoie ainsi le milieu du music-hall tout en composant des chansons que personne n'interprète encore, à l'exception de lui même et de sa femme Nane Cholet. Le succès remporté par Lucienne Boyer en 1932 avec "La Barque d'Yves", puis avec "Moi j'crache dans l'eau", l'année suivante, le lance comme auteur compositeur. Marianne Oswald crée ainsi en 1933, "Appel", "Complainte du Kesoubah" et "Sans repentir". La même année Marlène Dietrich enregistre "Assez" et Lys Gauty crée "La ballade du cordonnier".

En décembre 1933, il interprète "Ici l'on pêche" au cabaret Chez Fisco, même si Germaine Sablon l'a préalablement chanté. Il l'enregistre en janvier 1934 et obtient un énorme succès. Avec ses paroles légères et bucoliques et ses mélodies doucement swing, Jean Tranchant s'inscrit dans le courant du renouveau de la chanson illustré par Mireille, Pills et Tabet, et Jean Sablon. Il se produit le 16 juin 1935, Salle Pleyel, accompagné par le Quintette du Hot Club de France (formation jazz de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli). Il devient un habitué du Boeuf-sur-le-Toit, reprend un cabaret, La Croisière. Il écrit et compose pour sa femme Nane Cholet : "Ainsi soit-il" (1935), "Si javais été"...

En 1936, il enregistre, entre autres, "Mademoiselle Adeline" (avec Stéphane Grappelli au violon et Django Reinhardt à la guitare), "Les Prénoms effacés", "L'amour en voyage", "Le soleil s'en fout"... Suivent "Voulez-vous danser, madame ?" (1937), "Le ciel est un oiseau bleu" (1938), "La mer n'appartient à personne" (1939), "Paris s'éveille" (1939). En février 1940, il grave "Le chant du bonheur", accompagné par Emile Stern et son ensemble. Durant l'Occupation, Jean Tranchant passe fréquemment sur Radio-Paris.

En 1941, il tourne dans Ici l'on pêche, film de René Jayet dont le titre reprend celui d'un de ses succès, pour lequel il écrit "Les Jardins nous attendent". Il enregistre peu de chansons par rapport aux années d'avant-guerre : "Comme une chanson" (1941), "Notre amour n'a pas fait de bruit" (1941), "Parce qu'il faisait beau" (1941), "Feu du ciel" et "Une petite rue" (1942). Il se produit au Théâtre de l'Etoile et à l'Alhambra en 1942 et monte en octobre 1943 au Théâtre Pigalle une opérette dont il est l'auteur, Feu du ciel.

Jean Tranchant est interdit de scène, disque et radio pendant deux ans à la Libération, autant parce qu'il a poursuivi ses activités sans trop de discernement que parce que son opérette est montée dans un luxe choquant sous l'Occupation. Il préfère s'exiler, et part avec sa femme et sa fille. Il vit un temps en Suisse, en Belgique, puis s'installe en Amérique du Sud (Uruguay, Argentine, Brésil). Il se consacre principalement à son métier d'origine, peintre-décorateur. Il ouvre des cabarets à Buenos Aires puis à Rio et y reçoit, entre autres, Charles Trenet, Edith Piaf, Maurice Chevalier, mais aussi Gilbert Bécaud et juliette Gréco.

En 1962, il enregistre 12 nouvelles chansons et rentre l'année suivante à Paris. Il refait de la scène, participe à des galas et à des emmissions de télévision. Il donne son dernier récital à l'Echelle de Jacob, en 1970. Il décède le 8 avril 1972.

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