Thérésa

Créé le 23 mai 2012 |
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(1837-1913) - Interprète

Thérésa, Eugénie Emma Valladon pour l'été cival, naît le 25 avril 1837 à La Bazoche-Gouet en Eure-et-Loir. Son père, Michel Valladon, est un musicien de guinguette. Elle s'installe à Paris comme modiste, sans grand succès. A 19 ans elle commence à se produire notamment au Café Moka, puis au Concert du Géant et à l'Eldorado (1862) sans grand succès.

Elle prend le pseudonyme de Thérésa (elle chantait jusqu'alors sous son nom : Emma Valladon) et se lance, toujours en 1862, à la conquête de l'Alcazar. Elle y obtient un succès foudroyant en chanteuse tyrolienne. Le Tout-Paris vient l'y acclamer. Jusqu'en 1867, elle se produit en parallèle à l'Eldorado et à l'Alcazar. Elle chante devant l'Empereur Napoléon III.

Parmi son répertoire, citons : "La gardeuse d'ours" (Hervé), "Rien n'est sacré pour un sapeur" (Louis Houssot/Auguste de Villebichot), "La femme à barbe" (Elie Frébault/Paul Blaquière), "C'est dans l'nez que ça m'chatouille" (Hervé), "La déesse du boeuf gras" (Elie Frébault/Paul Blaquière)...

En 1867, suite à une extinction d voix. Elle quitte la scène. De retour en 1869, elle créée en août son plus grand succès sur la scène du Théâtre de la Gaîté : "Les canards tyroliens" (Cogniards frères/Thérésa-arrangements Léon Fossey).

Lors du début de la guerre de 1870, Thérésa se trouve à La Bourboule. De retour à Paris, elle chante partout, dans les omnibus, dans la rue, fait la quête pour les blessés. Suite à la défaite, elle quitte la capitale, faute d'engagements. De retour après La Commune, à la fin du mois de mai 1871, elle commence à interpréter des chansons plus humanistes.

A partir de 1880, elle interprète et crée : "J'ai passé par là" (Paul Burani/M. Ordonneau-E. Okolowicz, Théâtre des Arts), "La Toussaint" (P.-E. André/P. Lacome, 1881 à l'Alcazar d'Hiver), "Le bon gîte" (P. Déroulède/G. Michels, 1883 à l'Alcazar d'Hiver), "La glu" (Jean Richepin/Georges Fragerolle, 1884, L'Alcazar d'Hiver), "Les enfants et les mères" (Jules Jouy/Henri Chatau, 1888, à l'Eldorado)...

A 56 ans, en 1893, elle décide prendre sa retraite et fait ses adieux au Théâtre de la Gaîté. L'année suivante, elle interprète encore "La Glu" au Chat Noir. Retirée dans la Sarthe, celle que l'on surnommait "La Diva du Ruisseau", la première grande vedette de la chanson, décède le 14 mai 1913 à Neufchâtel-en-Saosnois dans la Sarthe.

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