Taos Amrouche, Marguerite

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1913-1976)

Fille de Fadhma Aït Mansour, auteur de la magnifique autobiographie « Histoire de ma vie », et de Belkacem Amrouche, soeur du poète-écrivain Jean El Mouhoub, Taos est née à Tunis le 4 mars 1913. Sa famille, installée en Tunisie, est originaire du village d’Ighil-Ali en Petite-Kabylie. Taos obtient son brevet supérieur à Tunis, puis se rend à Paris pour des études qu'elle ne poursuit pas.

Elle entreprend la collecte des chants populaires berbères dès 1936, et l'année suivante commence à vulgariser ce répertoire, en reprenant la tradition orale entendue de la bouche de sa mère. Taos obtient une bourse d'études pour la Casa Velasquez à Madrid où elle étudie pendant deux ans. Elle débute ses activités radiophoniques à Tunis et à Alger à partir de 1942. Elle se marie avec le peintre Bourdil, dont elle a une fille, Laurence, aujourd’hui comédienne, et réside définitivement à Paris à partir de 1945.

A partir de 1949, elle réalise des émissions radiophoniques avec « Chants sauvés de l'oubli » et de 1957 à 1963 « Souvenons-nous du pays » ainsi que « l’Etoile de Chance ». Après son divorce, Taos Amrouche poursuit sa carrière artistique en enregistrant plusieurs disques, notamment « Chants de l’Atlas », « Traditions millénaires des Berbères d'Algérie » et « Chants berbères de Kabylie » qui lui valent, en 1967, le Grand prix du disque.

De confession chrétienne, elle ne cesse d'exprimer cette sensibilité d'écorchée vive, avide d'affection. Egalement romancière (« L’amant ») et auteur de livres de contes inspirés de sa chère Kabylie, elle recueille les confidences de son ami l'écrivain André Gide (ces entretiens sont disponibles sur CD). Au début des années 70, sa prestation au Théâtre de la Ville est encensée par la critique et sa voix de soprano captive Sédar Senghor et l’écrivain Mohamed Dib.

Elle meurt à Saint-Michel l'Observatoire, près de Paris, le 2 avril 1976, loin de la terre algérienne qu’elle a tant aimée. Selon sa volonté, une pierre orne sa tombe, avec comme unique inscription : Taos.

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