Scotto, Vincent

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1876-1952) - Compositeur

Né à Marseille dans une famille napolitaine, il débute la guitare à sept ans, étudie la musique dans une institution religieuse, et anime les noces et banquets de la région en accompagnant les chanteurs à la guitare.

En 1906, sa carrière est lancée lorsqu'il soumet une chanson, « Il navigatore », à Henri Christiné qui en change les paroles. Le titre devient « La Petite Tonkinoise », et Polin l'intègre à son répertoire, ainsi que « Le P'tit objet » plus connu sous le titre « Mademoiselle Rose ». Vincent Scotto s'installe alors à Paris, au Faubourg Saint-Martin, le quartier des éditeurs de musique, et entame une suite ininterrompue de succès.

On ne compte pas les interprètes pour lesquels il compose : Georgel (« Sous les ponts de Paris », 1913) ; Mayol (« Elle vendait des p'tits gâteaux », 1921) ; Joséphine Baker (« J'ai deux amours », 1930) ; Ouvrard Fils (« Je ne suis pas bien portant », 1931) ; Maurice Chevalier (« Prosper », 1935) ; Tino Rossi (« Marinella » et « Tchi tchi », dans le film Marinella de Pierre Caron en 1936) ; Fréhel (« Où est-il donc ? » qu’elle chante dans Pépé le Moko de Julien Duvivier en 1936, « La Java bleue », qu’elle interprète dans Une Java de Claude Orval en 1938). Edith Piaf, alors débutante enregistre en décembre 1935 « Les Mômes de la cloche ».

Avec Alibert, son gendre et l'auteur René Sarvil, Vincent Scotto a également composé de nombreuses opérettes marseillaises dans les années 1930 : Au pays du soleil (« A petits pas », « J'ai rêvé d'une fleur »), Trois de la marine (« L'Amour est une étoile », « Sur le plancher des vaches »), Le Roi des galéjeurs, Arènes joyeuses (« Adieu Venise provençale »), Un de la canebière (pour laquelle Alibert créée « Le Plus beau tango du monde » en 1935, que Tino Rossi reprend dans le film Au pays du soleil de Maurice de Canonge en 1951).

La plupart de ces opérettes sont adaptées au cinéma. Composant sur sa guitare, Vincent Scotto est avant tout un mélodiste. La production de ce compositeur prolifique est estimée à 4000 chansons et des dizaines d'opérettes et musiques de films. Il se plaisait à raconter comment « J'ai deux amours » fut composé sous le porche d'un immeuble lors d'une promenade avec le parolier Géo Koger, ou comment il laissa tomber sa partenaire en plein bal pour griffonner la mélodie de « Le Plus beau tango du monde ».

Scotto savait adapter sa musique à chacun des interprètes auxquels il la destinait. La plupart de ses chansons ne dépassent pas la tessiture d'un octave : n'importe qui peut les fredonner sans peine. C'est peut-être une des raisons de sa réussite.

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