Garat, Henri

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

(1902-1959) - Interprète, Acteur

Né à Paris, son père est comédien, sa mère chanteuse lyrique. Sur les instances paternelles, il rentre au conservatoire de Bruxelles pour devenir comédien de théâtre. Mais, au retour de l'armée, il se dirige vers le music-hall. Il décroche des engagements dans des revues du Casino de Paris et du Moulin Rouge, auprès de Florelle et de Mistinguett.

Sa carrière débute réellement quand il est engagé par la maison de production allemande UFA pour faire du cinéma. A cette époque, les studios de Berlin tournent en même temps plusieurs versions du même film : on garde les décors, l'éclairage, le découpage, mais on tourne la même scène une fois avec un acteur allemand et une fois avec un acteur français. Henri Garat se retrouve donc interprète de films musicaux en français. Le premier, Le Chemin du Paradis, de Wilhelm Thiele en 1930, avec comme vedette féminine Lilian Harvey, rencontre le succès.

Aidé par son physique de jeune premier, Henri Garat devient une vedette, et les disques des chansons qu'il interprète dans le film, « Avoir un bon copain », « Tout est permis quand on rêve », se vendent par milliers. Henri Garat se transforme en véritable star de la chanson, idolâtré par le public féminin, à mesure que les films (et les chansons) s'enchaînent, parmi lesquels Le Congrès s'amuse, en 1931 (« Serait-ce un rêve », « Ville d'amour »), La Fille et le garçon en 1931 (« Je me souviens toujours », « Je suis comme ça »), Un rêve blond en 1932 (« Mon bel espoir »), Une femme au volant en 1933 (« Le Plus petit baiser ») ou Un mauvais garçon de Jean Boyer en 1936 (« C'est un mauvais garçon », « Imaginons que nous avons rêvé »).

Durant les années 1930, il accumule les contrats de tournage, parfois plusieurs en même temps, et défraie la chronique par ses divorces et son étalage de luxe. Le surmenage, la drogue, les procès perdus et la lassitude du public le font rapidement sombrer : il entame dans les années 1940 un long déclin. La vedette adulée finit sa vie dans la déchéance, la misère et l'oubli.

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