Dalida

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1933-1987) - Interprète

Née au Caire le 17 janvier 1933, Dalida, de son vrai nom Yolanda Gigliotti, a grandi au sein d’une famille de la petite bourgeoisie italienne installée en Egypte au début du vingtième siècle. Son père Pietro est violoniste à l’opéra. Son frère Bruno reprendra le prénom de l'autre frère Orlando, à la mort de celui-ci, et deviendra le producteur de la chanteuse dans les années 70, sa période disco.

Dans le quartier Choubra où cohabitent musulmans et chrétiens, elle mène une enfance ordinaire et fréquente une école catholique. Cette période est toutefois marquée par de sérieux troubles de la vue qui lui valent plusieurs interventions ophtalmiques. En 1951, elle se présente à un concours de beauté créant le scandale dans sa famille. Rêvant de devenir secrétaire, elle se retrouve employée d'une maison de couture.

En 1954, elle est candidate au concours "Miss Egypte" et remporte le premier prix. Elle est engagée comme actrice dans quelques films au Caire. Cette même année, elle décide, contre l’avis de ses parents, de tenter sa chance à Paris où elle part prendre des cours. Malgré des conditions difficiles, elle est engagée dans un club chic. Elle rencontre Lucien Morisse, directeur artistique à Europe 1 et Eddy Barclay qui tombent sous le charme.

En 1956, Dalida se fait connaître avec "Bambino" (repris plus tard par le judéo-algérien Lili Boniche) et récidive en 1958 avec "Gondolier". Elle triomphe un peu partout en France, en Italie et en Egypte. Ses histoires d’amour qui finissent mal défrayent la chronique. En 1960, elle interprète "Les enfants du Pirée". En 1961, elle se marie avec Lucien Morisse. L’année suivante, elle passe à l’Olympia pendant un mois avec en première partie son compatriote Richard Anthony. Elle achète une maison à Montmartre et divorce de Lucien Morisse. En 1966, elle rencontre un jeune auteur compositeur, Luigi Tenco, qui la convainc de se produire au fameux festival de la chanson de San Remo. Le premier prix lui échappe. Luigi se suicide dans son hôtel et Dalida tente, quelques temps après, de mettre fin à ses jours.

Au début des années 70, la chanteuse évolue psychologiquement sous l'impulsion de son frère Orlando. Elle lit énormément, se pique de philosophie, de psychanalyse et de sagesse indienne. Elle renoue avec le succès (avec "Darladirladada") et popularise "Avec le temps" de Léo Ferré qui la considère comme la meilleure interprète de sa chanson. En 1972, elle enregistre "Paroles Paroles" avec Alain Delon, se lie avec le dénommé Comte Saint-Germain et adopte une mise "hollywoodienne" emboîtant bientôt le pas à la vague disco. Les titres populaires se succèdent : "Il venait d’avoir dix-huit ans", "Gigi l’amoroso", numéro un dans douze pays, et "J’attendrai".

Très appréciée dans le monde arabe, elle dédie au public oriental "Salma Ya Salama" avant de se lancer dans une série de spectacles avec strass et paillettes. Elle rompt avec le Comte Saint-Germain qui finit par se suicider en 1983. Très touchée par sa mort, Dalida sort affaiblie du tournage du Sixième jour, film de Youssef Chahine, qui lui permet de renouer avec ses origines. Dalida supportant de moins en moins la solitude ne trouve d’autre issue que de se suicider le 3 mai 1987 dans sa grande maison de Montmartre dont une place porte aujourd'hui son nom.

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