Burgalat, Bertrand

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

1963 - Auteur, Compositeur, Interprète

Bertrand Burgalat naît en Corse, à Bastia, le 19 juillet 1963, de parents originaires du Sud-Ouest de la France. Son père étant préfet, la famille déménage tous les trois ans, et vit ainsi à Ajaccio, Bastia, Mont-de-Marsan, Vannes, Colmar, Bobigny ou encore Dijon. Vers l’âge de six ans, Bertrand commence l’apprentissage du piano, fréquente le conservatoire, sans grande motivation, puis passe à l’orgue classique. A 10 ans, il voit Pink Floyd sur scène à Colmar, et c’est le déclic. 

 

Il commence à s’intéresser à la musique, fréquente les disquaires en quête de nouveautés. Il découvre ainsi Soft Machine, puis Kraftwerk par le biais de leur disque Autobahn. Il voit le premier concert parisien de ces pionniers de la musique électronique. A 14 ans, s’achetant un piano électrique Fender, il commence à jouer dans des quartettes de jazz, dans les bars, les casinos, dans des groupes de jazz-rock. La déferlante punk le laisse de marbre. Toutefois, avec la fin des années 70, il écoute des groupes anglais comme XTC, Magazine et des Français comme Mathématiques Modernes ou Artefact. Ce n’est que vers 25 ans que par le biais d’amis, qu’il s’intéresse aux Who, aux Kinks, à Michel Polnareff ou encore à Serge Gainsbourg, et plus généralement à la musique pop, complétant ainsi un univers musical qui va de Ravel (Daphnis et Chloé) à Léo Ferré. A 20 ans il s’installe à Paris et décide de vivre de la musique. Il vivote de petits boulots, tout en enregistrant des idées sur un magnéto K7 huit pistes. Il se fait connaître par la production et les arrangements. Ainsi, après une rencontre en 1987 avec le groupe slovène Laibach, il produit leur album Let it Be (1988). En France, il produit et arrange Fleur de Métal de Jad Wio en 1992, et l’année suivante Cannibale de Dominique Dalcan. On le retrouve en 1995, aux côtés de la japonaise Kahimi Karie, de Mick Harvey des Bad Seeds de Nick Cave pour Intoxicated Man, un album de reprises de Serge Gainsbourg en anglais. Il remixe en 1996 trois chansons de Philippe Katerine, collabore avec Julien Baer, arrange Ende Neu, du groupe allemand Einstürzende Neubauten. Ces collaborations se multiplient, que ce soit avec Depeche Mode ou avec Silvain Vanot. En 2002, Bertrand Burgalat travaille avec le groupe rock Supergrass, ou encore avec Salvatore Adamo.

En 1995, il fonde son propre label, Tricatel. Il peut ainsi sortir des artistes aussi variés que Valérie Lemercier (Valérie Lemercier chante, 1996), Etienne Charry, exchanteur du groupe Oui-Oui (36 erreurs, 1999, Aube radieuse, serpents en flamme, 2002), le groupe pop suédois Eggstone, la chanteuse américaine April March, Michel Houellebecq (Présence humaine, 2000), Helena Noguerra (Azul, 2001), Ingrid Caven, André Popp ou encore le compositeur/arrangeur anglais David Whitaker. En 2000, après avoir tant travaillé dans l’ombre des autres, Bertrand Burgalat publie son propre album, The Sssound of Mmmusic. Mélange de chansons aux sonorités pop et d’instrumentaux lorgnant tantôt vers la musique électronique (« Île de béton ») , le psychédélisme et les ambiances « atmosphériques » (« Aux Cyclades Electronique »), il bénéficie de la collaboration pour les textes de Philippe Katerine (« Ma rencontre », « L’Observatoire ») et de Michel Houellebecq (« Gris métal »). A la fin de l’année Bertrand Burgalat part en tournée soutenu par le groupe A.S Dragon, se produisant entre autres, aux Transmusicales de Rennes, au Printemps de Bourges, aux Francofolies de La Rochelle mais également à l’étranger, à New York, Londres, Berlin, Barcelone, Tokyo…

Illustrant cette série de concerts, Bertrand Burgalat meets AS Dragon, paraît en octobre 2001. Disque live de 11 titres, dont deux reprises (« Follow me » d’Amanda Lear et « The Tears of a clown » de Smokey Robinson), il restitue toute l’électricité d’un des meilleurs groupes français actuel. Les morceaux de Burgalat se voient insuffler une énergie rock psychédélique, une dose de soul, sans pour autant perdre de leur authenticité. Autre expérience scénique, et toujours avec les A.S Dragon, Bertrand Burgalat organise une rencontre musicale avec Alain Chamfort en septembre 2001, dans le cadre du festival belge des Nuits Botaniques. L’expérience reconduite deux soirs de suite en février 2002 à La Cité de la musique, à Paris, a permis de découvrir les plus grands succès d’Alain Chamfort comme « Baby lou », « Bambou », « Chasseur d’ivoire » ou encore « Manureva » réorchestrés sixties, joués par une formation basique : guitares, basse, batterie et orgue. Un disque déjà mixé attendrait de sortir… En mai 2003, Bertrand Burgalat est en résidence à Colmar, où il a passé trois années de son adolescence. Il en profite pour continuer de travailler à son nouvel album et pour composer en partenariat avec l’Ecole Nationale de Musique une pièce pour orchestre et chœ ur d’enfants. Il présente également en concert, April March et A.S Dragon, deux groupes de son label. Bertrand Burgalat a également composé des Bandes Originales de Film (Les Nuits fauves, Quadrille), des musiques de publicité et réalisé des clips.

Portrait-Robot, deuxième album studio de Bertrand Burgalat sort le 7 juin 2005. Il a été en grande partie enregistré par Bertrand Burgalat chez lui à Paris sur un 24 pistes (voix, claviers, basse, bouzouki, flûte traversière, mandoline...). Une session d'une semaine à Berlin a permis de mettre en boîte les batteries avec Toby Dammit (Iggy Pop, The Residents), quelques basses avec Dana Schechter... L'enregistrement a été complété à Montreuil. Regina Janssenn, chanteuse de Donna Regina, rejoint Burgalat au chant sur "Ripples", "Waiting for rain" et "Paola". Peter Von Poehl, déjà sur le premier studio et sur le live, se charge des guitares. A ces musiciens s'adjoignent au gré des morceaux un quintet à cordes, un hautbois, un cor anglais, un sax, un trombone... La pochette est un véritable portrait-robot de Bertrand Burgalat réalisé par l'identité Judiciaire de la Préfecture de Police de Paris, sur une description de son amie romancière Elisabeth Barillé. Ce nouvel opus propose 19 morceaux dont 6 instrumentaux (deux avec chœ urs mais sans paroles !) et 13 chantés en anglais, français, suédois (dont 11 par Burgalat lui même et 2 par des amis). Côté texte, il n'en écrit qu'un seul, "Vestibule d’ombre", laissant à ses proches le soin d'habiller ses musiques. Il fait ainsi appel à Elisabeth Barillé ("Noël sur ordonnance"), Pascal Mounet, sorte de parolier officiel de Tricatel ("Je suis seul dans ma chanson"), Gregori Alexandre, journaliste ciné ("Ma boîte à musique"), April March ("Another world gone by", "The angels combine"), Count Indigo ("Pleased me"), Alfreda Benje, dite Alfie, compagne de Robert Wyatt ("Ripples", "Spring isn't fair", "Pablo's Dove", "Waiting for rain"), Maria Fors ("Broder Kung", comptine en suédois improvisée pour un anniversaire, interprétée par Maria et Victoria Fors) et Yatta-Noël Yansanne, vieil ami ("Sans titre", chanté par ce dernier). Musicalement, cet album issu en grande partie d'improvisations de Burgalat dans son salon, mélange pop/rock, pop, rythmiques soul, funky, instrumentaux electro... Chaque morceau regorge de trouvailles harmoniques, sonores. Ainsi "Ripples" sonne pop/rock, avec ses guitares psychédéliques, comporte une partie de choeurs très aérienne, une intervention de hautbois... "Spring isn't fair" avec basse et claviers en avant est plus pop avec des envolées de cordes et flûtes traversières, mélodie murmurée et voix de Burgalat qui rappelle celle d'Arto Lindsay. "Noël sur ordonnance" s'ouvre sur une rythmique soul, avec clavecins et orgue très pop, quintet à cordes et se termine par une superbe envolée de claviers... "Je suis seul dans ma chanson" est délibérément pop avec ses cordes à la Vannier, ses cuivres (sax, trombone, trompette), tout comme "Another world gone by" et "The angel's Combine". "Demolition Derby" mixe rythmique funky et chœ urs quasi géorgiens. "Vestibules d'ombres" au texte parlé mélange electro et clarinettes, hautbois et cor anglais. Deux instrumentaux sonnent également electro : "Sun-dials" (avec trombone) et "Orea Onira" (avec flûte). "Pleased me" invite à la danse avec guitares et rythmiques funky et cordes, tout comme "Sans titre" et ses cordes disco. "Paola" revient un une pop planante grâce à la voix de Regina Janssen... Portrait-Robot se clôt sur "La dernière plage", instrumental de 29 secondes au piano. A chaque écoute un nouveau détail apparaît tant ces morceaux foisonnent de trouvailles sonores. Bertrand Burgalat s'est produit le 28 mai au Nouveau Casino à Paris. Il donne quelques concerts en octobre 2005 (Bruxelles, Rennes, Lyon) puis en décembre, dont un à L'Elysée-Montmartre le 7 avec AS Dragon. Bertrand Burgalat a composé la musique du film Palais Royal de Valérie Lemercier, sorti fin novembre.

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