Bourvil

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1917-1970) - Interprète, Auteur, Acteur

Fils d'agriculteur, Bourvil, de son vrai nom André Raimbourg, naît le 27 juillet 1917 à Prétot-Vicquemare en Seine-Maritime. Il passe son enfance dans le village de Bourville, en Normandie où il devient apprenti boulanger. A l'armée, il prend goût du tour de chant. Installé à Paris à l'automne 1940, il fait mille petits métiers pour vivre avant de se trouver une place comme garçon de courses dans une société financière.

En 1941 et 1942, il suit des cours de trompette comme auditeur libre au Conservatoire. Il se produit au gré de petits engagements, d'abord dans le style comique troupier. Il débute ainsi dans un minuscule cabaret de Pigalle, Le Prélude. On le surnomme le Fernandel normand, car il reprend « Ignace » ou encore « Félicie aussi ». Il accompagne à l'accordéon Marcelle Bordas, sur la scène de l'ABC. A partir de 1941, sous le pseudonyme d'Andrel, il commence à interpréter ses propres textes : « La plume », « Le conservatoire »… On commence à parler de lui dans le milieu du Music-Hall parisien. Craignant d'être réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne, il change de nom, devient André Bourvil, déménage, début 1942. Il développe son personnage de villageois naïf. Il passe au cabaret Chez Carrère, puis en juillet 1943, à l'Alhambra dans Ca sent si bon la revue, aux côtés de Georges Guétary.

Avec « Les Crayons », dont la musique est composée par son ami Etienne Lorin en 1945, il décroche son premier engagement sérieux, à la Gaîté-Montparnasse et surtout rencontre enfin le succès dans le Paris de l'après Libération. D'autre part, il débute au cinéma et, en 1946, enregistre son premier disque, passe à l'ABC, et participe à une opérette dont la vedette est André Claveau. Autres succès en 1947 avec « A bicyclette » et en 1949 avec « La Tactique du gendarme</a> ». Mais c'est avant tout la radio qui en fait une vedette populaire : il devient l'invité de référence de l'émission Pêle-Mêle sur RTL, où il enchaîne chansons et sketches. En 1951 et 1952, cette station diffuse même un feuilleton intitulé, Les Aventures de Bourvil.

Il suit en parallèle une carrière au cinéma et sur scène, où il participe à plusieurs opérettes, dont La Route Fleurie en 1952, avec Georges Guétary et Annie Cordy, sur une musique de Francis Lopez. Montée d'abord au Théâtre des Célestins de Lyon puis à l'ABC, l'opérette se joue quatre ans d'affilé. En 1956, il tourne Le Chanteur de Mexico (version cinématographique de l'opérette de Francis Lopez), aux côtés de Luis Mariano, en reprenant le rôle que jouait Dario Moreno sur scène. Il enchaîne film sur film, tout en enregistrant quelques succès, « Salade de fruits » en 1959 ou « Un clair de lune à Maubeuge</a> » en 1962. Aussi bien au cinéma que dans la chanson, Bourvil quitte son habit de paysan hébété pour celui du faux naïf, ou même celui du tendre sentimental, avec « La Ballade irlandaise</a> » (1958), « La Tendresse » ou « Le Petit bal perdu » (1961, aussi appelé « C'était bien »).

Il a joué dans une bonne cinquantaine de films, parmi lesquels Le Passe-Muraille (1950), La Traversée de Paris (1956), Un Drôle de Paroissien (1963), La Grande Vadrouille (1966), Le Cercle Rouge (1970).

Il décède le 23 septembre 1970 à Paris.

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