La paix, fin de l'histoire PDF Imprimer Envoyer
Hallyday, c'est un mec. Les filles le suivent, et il s'ennuie. Il s'ennuie ferme Jean-Philippe quand il n'est pas Hallyday, quand le quotidien lui prend la tête et ses forces. La scène le revigore, le rajeunit et brise la force du quotidien. C'est finalement bien plus intéressant. Comment va-t-il finir ? Faire du cinéma ? Quel meilleur rôle, le sien, que celui que lui a donné Johnny To, dans Vengeance, le film qui lui ont permis de monter à nouveau les marches du Palais des Festivals en mai 2009 : un malfrat qui adore bouffer, cuisiner des petits plats. Un trouble qui a des trous de mémoire, à cause d'une balle resté logée dans la tête, qui adore les colts et se sent étranger à tout.

The King Is Dead, le roi est mort : c'est le titre original d'une chanson transformée par Hallyday, via son complice Long Chris, en tube francophone, en 1976, sous le titre de Gabrielle. D'un morceau de folk américain qui raconte des légendes de voyage, Johnny fait le rock du trop plein d'amour. Trop de chair, voici l'histoire de ce mec épuisé par une amante vorace. L'histoire d'un garçon qui aurait pus s'ennuyer toute sa vie en regardant la télévision, si n'avait été l'aiguillon de la célébrité, et l'esclavage qui va avec. Fin d'un chapitre ? C'est à voir, pour le moment laissons le crier, confondant l'amour vorace du public et celui des femmes, comme le poète persan figurait l'ivresse de la foi divine par l'ivresse du vin :

« Je veux partager autre chose
Que l'amour dans ton lit
Et entendre la vie
Et ne plus m'essouffler sous tes cris »


Gabrielle [ (T. Cole / adapt L. Chris - P. Larue) ] (extrait 30s), par Rachel des Bois